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Le désert du Namib

Le désert du Namib, le plus vieux du monde, est parsemé de gorges et canyons, dont le Sesriem et le Kuiseb. Les couleurs des dunes, particulièrement au coucher et lever du soleil, l'harmonie des lieux et surtout leur unicité en font un passage obligé pour ceux qui veulent découvrir la Namibie. Le sable rouge est probablement venu du Kalahari il y a 3 à 5 millions d'années. Emporté par la rivière Orange jusqu'à la mer, il a été charrié vers le nord par le courant de Benguela, puis déposé sur la côte. Avec le temps, les dunes du Namib ont été sculptées par le vent, créant ainsi des silhouettes étranges et complexes. Ce paysage apparemment aride est le lieu d'un écosystème complexe vivant grâce à l'humidité due aux précieux brouillards en provenance de l'Atlantique.

A quelques kilomètres seulement de KuanguKuangu, se trouve la NamibRand Nature Reserve, à proximité des dunes de Sossusvlei; elle consitue la quatrième plus grande réserve privée du monde. A l'origine occupé par des fermes, ce vaste territoire à la flore très riche et à la faune diversifiée, a été constitué par la volonté d'un grand propriétaire d'en faire un territoire protégé.
A une heure environ de KuanguKuangu, Sossusvlei, ancienne zone diamantaire ouverte au public depuis 20 ans, région centrale de la « mer de dunes » avec une hauteur pouvant atteindre 300 m, des couleurs phénoménales plus riches et subtiles que n'importe quelle palette d'artiste. Un sable pur de quartz donne aux dunes une belle couleur rouge.
L'accès se fait par Sesriem puis par une route de 64 km. Nous vous conseillons de quitter KuanguKuangu très tôt le matin, pour pouvoir escalader les dunes au lever du soleil. Un lac asséché (Deadvlei) sauf après des pluies exceptionnelles vient compléter la magie des lieux, tandis qu'en arrière plan le désert est prolongé par les montagnes du Naukluft. Un conseil: le survol en ballon du désert pour une vue plongeante sur les dunes (1/2 journée).

Swakopmund et Walvis Bay

Distantes de 30 kilomètres, ces deux villes littorales se partagent bien les rôles, Swakop la station balnéaire au style germanique, Walvis Bay principal port du pays où dominent les activités de pêche et d'import export. Plantée dans un incroyable décor de dunes plongeant directement dans l'océan, ces villes offrent des multitudes d'activités, pêche au gros, quad sur les dunes, croisière en bateau, rencontre avec les colonies d'Otaries et écoles de dauphin, découverte de la Welwitchia Mirabilis dans les décors de la vallée de la lune...
Station balnéaire majeure du pays, Swakopmund tire la plus grande partie de son héritage de l'époque bismarckienne.
Ses bâtiments aux façades coloniales (Hohenzollern-Haus, Woermann Haus, etc), sans oublier sa légendaire gare transformée en hôtel casino de luxe au nom de la ville.

Elle permet aussi de belles excursions: Sandwich Harbour, Welwitschia Drive qui donne l'occasion d'observer la « plante millénaire », les exploitations de sel à 8 km au Nord de Swakopmund -sur la route C34-, les vallées sculptées par la Swakop rivière formant « Moon Valley », ou encore les excursions vers le Nord, dont Cape Cross, réserve d'otaries.

Cape Cross

Alors que l'on s'approche de l'océan, on perçoit soudain une énorme masse noire et mouvante sur le rivage, puis un vacarme de grognements et de cris rauques. Une forte odeur saisit sur l'instant mais s'oublie assez vite. Bientôt s'étale, à perte de vue, la colonie des 80 000 otaries de Cape Cross.
En janvier, les mâles sont peu nombreux. A la recherche de nourriture dans l'océan, ils abandonnent momentanément sur le sable les femelles et leurs bébés. Ils ont environ un mois, tous nés en décembre, petites boules de poils noirs, les yeux un peu fermés, miaulant pour appeler leur mère partie pêcher. Gesticulant, grimpant l'un sur l'autre dans le brouillard de leur regard, ils sont tout simplement craquants ! Des otaries, il y en a partout, l'océan argenté est piqueté de leurs têtes noires, le sable est couvert de ces longs corps bruns, moustaches dressées et petit œil vif. Ici, somnole un grand mâle, énorme et majestueux, le cou recouvert d'une épaisse fourrure. Là, une femelle donne la tétée à un goulu qui ferme les yeux de plaisir... Une autre s'en va, suscitant mille appels. Une troisième retrouve, avec force démonstration son petit, délaissé quelques temps pour une pêche miraculeuse… Exit les images des documentaires animaliers qui peuplaient vos esprits: cette fois, vous aurez la sensation d'avoir « traversé l'écran » !
A Cape cross, sous les tropiques, la présence d'otaries semblent vraiment déplacée ; en fait, cette côte est baignée par les courants froids du Benguela venant de l'Antarctique.

La Côte des squelettes

Elle doit son nom aux très nombreux navires venus s'échouer le long de cette côte dangereuse.
Un parc longeant la côte sur plus de 200 km a été créé. Le microclimat très particulier qui y règne, avec un fort brouillard de juin à septembre, occasionne des températures plus basses et une forte humidité favorable à une flore particulière. On peut passer une nuit à Terrace Bay ou Torra Bay. Il est également possible de parcourir la zone au cours de trekking en groupes.
La Skeleton Coast, qui commence au sud de la rivière Orange, inclut toute la côte namibienne et continue le long de la rivière Kunene, jusqu'à 200 km en Angola. Elle fait partie du désert de Namibie. La côte et le désert de Namibie constituent une aire peu peuplée avec des paysages, des animaux et des plantes divers qui varient d'une région à l'autre.
La vraie nature de la Skeleton Coast est née sur le littoral par la proportion importante d'épaves de bateaux relativement intacts qui se trouvent le long de la côte sud. Des zones rocheuses à certains endroits comme la Spencer Bay présentent un contraste magnifique avec les dunes. Phoques, oiseaux, chacals et hyènes brunes sont les seuls habitants de cette zone.

Kuiseb

En direction de Swakopmund, ce canyon spectaculaire est situé sur la route de Gamsberg.

La majeure partie de l'année, l'éphémère Kuiseb se résume à un large lit de rivière sablonneux. Il lui arrive de couler deux ou trois semaines par an, mais il n'atteint jamais la mer.

 

Gamsberg

A quelques minutes de KuanguKuangu se trouve le grandiose Gamsberg pass.

Massif du Naukluft

Le Massif du Naukluft, au nord de Sesriem est une imposante barrière naturelle, lieu sauvage avec d'impressionnantes gorges . D'abord ouvert sous le nom de Mountain Zebra, il a été ensuite regroupé avec le parc. Zone protégée depuis 1964, la section Naukluft du parc Namib-Naukluft s'étend sur un plateau traversé de gorges escarpées et surplombe les vastes plaines qui rejoignent les dunes le long de la côte atlantique. Des pics de plus de 2000 mètres surgissent des étendues de sable blanc et rose.

Au cours des siècles, la faune et la flore ont suivi une adaptation spécifique engendrant les plus étonnantes formes de survie face à l'hostilité du désert. Trois rivières millénaires prennent leur source dans les montagnes du Naukluft : la Tsondab au nord, la Tsams à l'ouest et la Tsauchab au sud. Elles sont généralement à sec en dehors des périodes de grosse pluie. Ces rivières ont creusé de grands canyons pénétrant profondément dans les formations dolomitiques et ainsi permis la survie d'une riche végétation désertique.. Ces quelques cours d'eau ont formé de petits bassins dans lesquels il est possible de se baigner.
Les oasis de verdure qui se logent au fond des ravins sont le refuge d'une faune variée : zèbres de Hartmann (des montagnes), springboks, lièvres, babouins viennent s'y désaltérer. Guépards, léopards, et hyènes habitent également ces montagnes.
Domaine privilégié des trekking et des parcours 4x4. Le trek de 8 jours parcourt 120 km de nature vierge sur des sols très différents. Le point le plus bas est à 1250m, et le sommet à 1950 m au-dessus du niveau de la mer.
Seuls les campeurs dormant sur place peuvent être hébergés au Naukluft Administration Complex. De l'eau, du bois pour le feu et des douches sont à votre disposition. La réservation est indispensable et doit être faite à l'avance par téléphone (+264 61 23 69 75) Email : nwr@mweb.com.na.

Fish River Canyon

Emergeant au coeur d'une grande plaine désertique, le Namaqualand qui trouve son prolongement en Afrique du sud, le Fish River Canyon est un canyon unique par sa taille (le deuxième au monde, après celui du Colorado) et son environnement.
Sa taille est impressionnante dans ses maxima aussi bien en longueur (160 km) qu'en profondeur (550 m) ou en largeur (27 km). Comme toutes les beautés naturelles géologiques, il est difficile de décrire le canyon. L'érosion, les mouvements et cassures géologiques ont généré ces incisions dans la croûte terrestre. Il constitue assurément un endroit magique particulièrement au coucher du soleil.
La Fish River serpente au fond du canyon principalement de janvier à avril. Les autres mois elle ne représente qu'un mince trait en fond de paysage agrémenté de quelques bassins de retenue d'eau. L'ensemble du canyon et ses rives environnantes ont été déclarés parc national jusqu'à la petite station thermale de Ai-Ais, au sud .
L'entrée se fait par le nord, à Hobas, puis après 10 km, une route panoramique d'environ 60 km permet de suivre le canyon, sa partie centrale étant la plus spectaculaire. La température connaît des variations importantes (entre 8/10° en juillet et 35/40 ° en octobre/décembre, pour une moyenne de 20/25° en hiver). Une randonnée d'une journée dans le canyon est possible au départ de Sulphur Spring.

D'autre part, un magnifique trek de 85 km relie Hobas au nord du Canyon aux sources chaudes de Ais Ais à la sortie sud. L'inscription au bureau du Namibia Wildlife Resorts Ltd à Windhoek ainsi que la présentation d'un certificat médical d'aptitude à la marche sont obligatoires. Le Hobas Camp est le point de départ pour la randonnée du Fish River Canyon. On y fait également étape lorsque l'on se rend au principal "Viewpoint" qui offre un panorama incomparable sur la "Teufelsecke". Comme il est obligatoire de donner des informations et de déposer un certificat de bonne santé, il est conseillé de s'y rendre la veille du départ.

Lüderitz

Isolé, sur une côte désertique battu par les vents, Lüderitz surprend le visiteur. Il semble ici que le temps se soit arrêté. Ses plages désertes sont le territoire des colonies de flamands, manchots et otaries. D'abord utilisé comme comptoir par les navires sur la route du Cap, c'est la découverte des diamants de Kolmanskop (ancienne ville minière, devenue ville fantôme) qui apportera le développement et la prospérité à ce petit port de pêche qui abrite aujourd'hui une flottille de bateaux de pêche à la langouste.

 

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